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En quoi consiste la chaudronnerie agroalimentaire ?

2021-07-12 Commentaires fermés sur En quoi consiste la chaudronnerie agroalimentaire ? By Kenzo Boyer

La chaudronnerie s’avère une activité peu ou pas connue du public. Pourtant ses œuvres se trouvent partout autour de nous, des appareils électroménagers aux ascenseurs en passant par la carrosserie de voiture. Certaines entreprises artisanales métallurgiques font appel à la chaudronnerie, mais surtout de nombreuses structures industrielles telles que l’agroalimentaire. Que pouvons-nous retenir de la chaudronnerie agroalimentaire ?

C’est quoi la chaudronnerie?

La chaudronnerie couvre un ensemble d’activités liées à la fabrication de biens d’équipement et de consommation. Cette fabrication s’effectue à partir de métaux en feuilles tels que l’acier, inox, cuivre, etc., mais également à partir de tubes et de profilés.

Dans la chaudronnerie agroalimentaire, domaine d’activité du groupe Hordot, le chaudronnier réalise de nombreux appareils, cuves ou réservoirs. Ces derniers sont destinés au traitement et au stockage en grande quantité des denrées alimentaires.

Peuvent se classer dans ce domaine, les outils tels que les silos, les cuves de stockage, les fours, les mélangeurs, les autoclaves, les tapis roulants, les machines à sectionner, les calibreurs, les emballeurs, etc.

Missions du chaudronnier

Le chaudronnier est un spécialiste des travaux des métaux à savoir l’acier, l’inox, le cuivre… Il est également spécialiste des tubes et profilés. Dans l’exécution de son travail, ce professionnel des métaux et des tubes en agroalimentaire assume trois grandes fonctions :

La conception

C’est l’étape de l’analyse du patron (dessin) qui va lui servir de référence pour fabriquer l’objet. Puis il passe à la préparation des surfaces devant accueillir le modèle. Il transpose en suivant les indications du client ou de la consigne, les dimensions du dessin en grandeur nature sur la tôle. Cette action constitue le traçage des côtes. Il passe ensuite à la découpe des pièces grâce à une cisaille ou un chalumeau.

Enfin l’artiste métallurgique donne forme en assemblant l’ensemble des pièces métallique par des techniques appropriées : pliage, cintrage, roulage, planage, emboutissage, etc. après cette étape, s’en suit celle consolidation de l’ouvrage par soudure-pointage, rivet, agrafe, colle, etc.

Le suivi sur le chantier

S’il travaille sur un ouvrage de très grande taille, comme une cuverie ou une tuyauterie industrielle, il sera amené à se rendre sur le chantier avec son équipe pour assembler la structure sur place.

La maintenance

Après avoir fabriqué et posé le produit final, certains chaudronniers ont pour rôle d’assurer l’entretien et la réparation des équipements ou appareils industriels.

Les méthodes de travail utilisées en chaudronnerie

En dehors des évolutions mécaniques et techniques apportées au métier, certaines techniques ancestrales ont persisté et sont indispensables à la réalisation des outils agroalimentaires.

Le traçage

Il consiste à dessiner le patron des pièces à plat sur la matière à travailler (le métal) avant de passer à la phase de découpage des pièces. Cette se fait à l’aide de machines automatisées en 2D ou 3D.

La retreinte

Elle consiste à limiter les plis obtenus par le traitement du métal, d’où le terme « restreinte ». Une fois la forme désirée obtenue, le chaudronnier passe au planage.

L’emboutissage

Quant à l’emboutissage, il consiste à travailler le métal de l’extérieur vers le centre, pour former un creux à l’aide d’un maillet ou d’un marteau.

Le planage

Cette action consiste à durcir le métal par écrouissage après la retreinte ou l’emboutissage. L’objet est de le solidifier et le polir.

La mise en forme

C’est la dernière étape. À ce niveau les éléments travaillés préalablement sont assemblés de façon mécanique ou par soudage.

Les différentes méthodes d’assemblage en chaudronnerie

Le chaudronnier peut utiliser parmi trois méthodes d’assemblage.

 Les assemblages démontables

Il consiste à réaliser le boulonnage ainsi que les systèmes de fermeture mécanique (ressort, vérins). Il consiste également en des systèmes de fermeture rapide tels que les autoclaves.

Les assemblages mécaniques permanents

À ce niveau, distinguons l’agrafage, pour les tôles de faible épaisseur (jusqu’à 1,5 mm) : on replie les extrémités de la tôle pour les emboîter et les sertir. Le rivetage constitue également une technique d’assemblage des pièces de toutes épaisseurs à l’aide de rivets.

Les assemblages permanents

Ils sont principalement basés sur les techniques de soudage ou de brasage.

En définitive, la chaudronnerie agroalimentaire s’avère donc un domaine crucial pour l’épanouissement des PME ou des industries du secteur. Elle tient ainsi une place importante dans notre quotidien. Pour tout besoin en chaudronnerie agroalimentaire, contactez Hordot, des professionnels du domaine.

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Soudage vs brasage

2020-06-16 Commentaires fermés sur Soudage vs brasage By Yves Saint-Hilaire

Contrairement au brasage, le soudage est un procédé connu par beaucoup de personnes. Pourtant ces deux techniques se ressemblent sous certains points mais diffèrent sous d’autres. Il n’est donc pas étonnant que bon nombre de gens confondent souvent brasage et soudage. Lisez cet article pour connaître les différences entre ces deux opérations.

Définitions

Avant de détailler les différences entre le brasage et le soudage, il en convient d’apporter une définition claire et précise de ces deux techniques.

Le soudage

Le soudage est une technique qui consiste à assembler des pièces métalliques par fusion. Cette opération peut être réalisée avec un métal d’apport de même nature que les ouvrages à souder. À titre de précision, le soudage est l’opération et la soudure est le résultat.

Le brasage

Le brasage est l’action d’assembler des pièces à l’aide d’un métal d’apport fait d’une autre matière que celle des ouvrages à fusionner. Le matériau utilisé est généralement de l’étain. Pour ce procédé, les composants à assembler ne doivent pas être chauffés jusqu’à la fusion.

La température, la première différence

Le premier critère qui différencie le soudage et le brasage est le température de travail. Le soudage est réalisé à une température nettement plus élevée que le brasage. En effet, l’outil utilisé doit réussir à faire fondre la matière à assembler. Voilà pourquoi le soudage est réalisé sur des métaux nécessitant une température de fusion élevée. Quand, au brasage, celui-ci peut être effectué à la maison, à condition de posséder le matériel nécessaire. Généralement, un fer à souder suffit pour effectuer ce genre d’opération. Tous les métaux dont la température de fusion n’excède pas 840 ° C y sont concernés. On distingue deux types de brasage : le brasage tendre (avec des températures ne dépassant pas les 450 °C) et le brasage fort ou dur (pour la liaison des métaux en argent, en cuivre et en nickel).

Les caractéristiques des matériaux à souder, la deuxième différence

Le deuxième point qui différencie le soudage et le brasage est le type de matériau qui est assemblé. Les techniciens réalisent des travaux de soudage pour réunir des métaux nécessitant des liaisons fortes comme le fer et l’acier. La solidité du métal d’apport, le chauffage du chalumeau et le temps de refroidissement sont donc essentiels pour obtenir une soudure de qualité. La brasage, en revanche, est une opération réservée pour l’assemblage de métaux standards. Il est communément utilisé pour la liaison d’appareils électroniques, de tuyaux et d’ouvrages en céramique.

Les techniques employées et les équipements utilisés, la troisième différence

À la différence du brasage, il existe différentes méthodes de soudage. Les plus connues sont :

  • Le soudage oxyacétylénique (à l’aide d’un chalumeau) ;
  • Le soudage électrique ;
  • Le soudage aluminothermique ;
  • Le soudage à l’arc électrique ;
  • le soudage à l’arc sous flux ;
  • Le soudage à l’arc avec électrodes non fusibles ;
  • Le soudage laser ;
  • Le soudage orbital ;
  • Le soudage plasma ;
  • Le soudage par friction ;
  • Le soudage par faisceau d’électrons ;
  • Le soudage mixte (laser + TIG, laser + plasma…) ;
  • Le soudage électrogaz ;
  • Le soudage par explosion.

Le brasage, quant à lui, ne comporte que deux procédés spécifiques : le brasage classique et le brasage diffusion. La première technique est caractérisée par l’utilisation d’un métal d’apport. Elle permet d’assembler deux pièces métalliques à l’aide d’un métal d’apport par mécanisme de diffusion atomique. La deuxième est une opération effectuée dans le but de fusionner deux pièces ajustées grâce à un système de chauffe de montage. Vous recherchez un soudeur qualifié aux alentours de Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec ? Contactez la compagnie SOUDURE NO LIMIT.

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Tout savoir sur les techniques de soudage

2019-09-28 Commentaires fermés sur Tout savoir sur les techniques de soudage By Yves Saint-Hilaire

Le soudage est une technique d’assemblage permettant d’assurer la liaison entre deux métaux. Il existe plusieurs sortes d’accessoires adaptés à chaque méthode de soudage.

  1. Les différentes techniques de soudage

Avant de réaliser les travaux de soudage, il est important de choisir la méthode idéale à adopter. En effet, ce n’est pas un travail que l’on fait à la va-vite. Il demande une certaine connaissance en la matière et des préparations. De plus, le choix de la technique à adopter dépend surtout de ce que vous allez faire. Allez-vous souder un cadre-vélo en acier qui doit être solide ou souder un cadre en aluminium qui doit être robuste et beau également ? Quoi qu’il en soit il y a différentes méthodes de soudage :

      1. Le soudage à l’arc à l’électrode et le matériel approprié

Appelé aussi soudage électrique ou soudage à la baguette. C’est l’un des procédés de soudage les plus utilisés. La soudure à l’arc est l’origine de nombreuses méthodes de soudage de l’arc électrique. Cette technique a comme principe d’élever la température de la matière à souder jusqu’au point de fusion. Le courant délivré par le poste à souder relié à un pôle est transporté par une électrode reliée à un autre pôle. L’arc électrique provoque l’échauffement de la matière à souder comme le métal ainsi que la fonte de l’électrode.

De nombreux matériels et accessoires sont nécessaires dans le domaine du soudage. L’utilisation d’un générateur électrique appelé « poste de soudage  à l’arc » est essentielle. Il est d’une part relié à la pièce à souder par un câble et d’une autre part au porte-électrode. Aussi, il existe un élément essentiel appelé « électrode soudure » qui joue un rôle important. Ce dernier est une pièce métallique servant à approcher le courant à proximité de la zone de soudage afin de créer un arc électrique. En outre, des baguettes à souder ou des fils à souder sont utiles selon le type de soudure choisi. Enfin, des outils de protection comme les masques à soudure et des gants sont nécessaires pour assurer la sécurité du soudeur.

      1. Le soudage TIG, c’est quoi ?

C’est un procédé de soudage à l’arc composé d’une électrode non fusible. TIG signifie « Tungsten Inert Gas ». Le mot « Tungsten » désigne l’électrode et « Inert gaz » (gaz inerte) montre le type de gaz utilisé. Cette méthode est considérée comme la plus difficile, car elle exige souvent l’utilisation de deux mains. L’une main sert à tenir la torche tandis que l’autre sert à mettre le matériau additif dans la fusion durant le processus de soudage. Néanmoins, ce type de soudage reste le meilleur pour effectuer des travaux précis et de qualité.

Opter pour le soudage TIG est très avantageux. Tout d’abord, il convient aux petits travaux de soudage précis. Aussi, l’application du matériau additif se fait manuellement et permet de travailler de manière contrôlée. En outre, l’absence d’éclaboussure ou d’étincelle le classifie parmi les procédés de soudage propre. De plus, tous métaux fusibles peuvent être soudés via cette méthode. Enfin, cette technique est utilisée lors de la restauration d’une voiture. La compagnie SOUDURE NO LIMIT vous propose ses services dans tous les environs de Montréal, Rive-Sud et Rive-Nord.

      1. Le soudage MIG ou MAG

Généralement, c’est un procédé de soudage semi-automatique. L’énergie calorifique dégagée par l’arc électrique produit la fusion des métaux. MIG signifie Metal Inert Gas et MAG désigne Metal Active Gas. Cependant, il y a une différence entre ces deux méthodes de soudage. Le MIG se caractérise par son utilisation d’un gaz dont la composition est sans conséquence préjudiciable (gaz neutre). Par contre, le MAG consiste à mélanger le gaz et l’injecté sur l’arc électrique pour isoler le métal en fusion de l’air ambiant. En d’autres termes, le dioxyde de carbone est mélangé avec l’argon en proportions variables selon les métaux à souder.

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