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L’univers de la maroquinerie

2020-06-09 Commentaires fermés sur L’univers de la maroquinerie By Yves Saint-Hilaire

Une étiquette marquant l’appellation « véritable cuir« , rend fier plus d’un. Aujourd’hui, un grand nombre préfère s’investir dans des accessoires prônant la durabilité et l’élégance. C’est pourquoi, la maroquinerie est très prisée par les hommes et les femmes. Mais pourquoi un tel engouement, et quel est le véritable métier dans le domaine ? C’est ce que nous allons voir dans cet article.

Le métier de maroquinier

Minutieux et habile, le maroquinier est un artisan qui travaille généralement le cuir. A partir d’une matière première, il en fera des accessoires authentiques et originaux. En suivant l’évolution de la mode actuelle, cet artisan peut travailler à partir de différentes bases (cuir, tissu, synthétique, etc.). Il fera preuve de créativité, pour pouvoir proposer des équipements singuliers et exclusifs suivant la demande de sa clientèle. C’est dans son atelier que les croquis seront réalisés, en partant des diverses commandes venant des particuliers mais aussi des stylistes. Il peut aussi très bien partir sur un prototype déjà existant. Ensuite, il sélectionnera les matières premières de base, pouvant aussi bien s’agir du cuir que d’autres peaux. Pour avoir le modèle voulu, il découpera la matière avant de passer aux techniques de fabrication comme le rivetage, le piquage, le soudage, l’assemblage, etc. Puis, il posera les divers accessoires tels que boutons, boucles, fermetures éclairs et tant d’autres qui peuvent s’ajouter à la liste. Une fois ces étapes effectuées, il pourra exposer et vendre ces produits.

Patient, perfectionniste, précis, le maroquinier a tous les atouts pour fournir un résultat captivant bien plus que sa clientèle. Il devra toujours fournir un modèle aux finitions soignées. Une seule erreur lui coûtera cher, c’est pourquoi, tout au long de son travail, l’artisan se doit d’être rigoureux et avoir un œil pour reconnaître la qualité des matières de base, comme le cuir de qualité.

La maroquinerie, ce qu’elle englobe

Dans le marché actuel, nous retrouvons les grandes enseignes (Hermès, Longchamp, Le Tanneur, Delsey, …) à la première place du secteur de la maroquinerie. Les meilleures mains d’œuvre sont sollicitées, afin de produire un rendu impeccable.

Le cuir est l’élément de prédilection dans cet univers. Bien souvent, il sert à fabriquer des sacs à mains aussi bien pour la gente féminine que masculine. Il peut également servir à la confection de meubles.

Comment choisir le cuir

Il existe généralement deux grands types de peaux aux qualités différentes : La fleur et la croûte. Le premier type est la partie externe, sans défauts de l’épiderme. Comme il est souvent le premier choix dans toute conception, il est assez coûteux. Quant à la croûte, elle concerne la partie interne de l’épiderme.

Les deux peuvent se décliner dans diverses finitions et s’apprêtent à différentes couleurs. L’appellation cuir véritable n’est donc pas qu’une simple expression, elle englobe tout le travail acharné derrière un produit fini. Avec le cuir, nous retrouvons un large choix :

  • le cuir pleine fleur aniline ou semi aniline

  • le cuir pleine fleur pigmentée

  • le cuir fleur corrigée pigmentée

  • le cuir foulonné

  • la croûte de cuir pigmentée

  • le cuir collé

  • le nubuck

  • la croûte velour

  • les cuirs velours

  • le cuir de vachette

  • le cuir de chèvre

  • le cuir de mouton

  • le cuir d’agneau

La liste n’est pas exhaustive ; il existe bien d’autres types de cuir qui n’attendent que le savoir-faire d’un maroquinier.

De la petite maroquinerie aux sacs à mains, en passant par les bagages, les accessoires ou encore les cartables, vous avez un large choix de maroquinerie à Paris, auprès de La Maroquinerie Parisienne. N’hésitez pas à découvrir leurs offres, vous y trouverez sûrement vos accessoires fétiches !

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La maroquinerie : initiation à ce noble art

2020-05-28 Commentaires fermés sur La maroquinerie : initiation à ce noble art By Yves Saint-Hilaire

La maroquinerie est un secteur qui rapporte. Rien qu’en Europe, l’on estime un marché à plus de 50 Md USD en 2012. Le cuir est donc doté d’un fort potentiel économique et où la demande ne cesse de s’accroître. Rendons hommage au maroquinier, tout en essayant de comprendre le fonctionnement de cette profession dans sa globalité.

Le métier de maroquinier dans son ensemble

Le maroquinier conçoit et fabrique différents types d’objets : les sacs, les chaussures, les ceintures, les portefeuilles, les bracelets, les articles de voyage ou à vocation décorative. Tel un styliste ou un designer de mode, il dessine un prototype d’objet avant de procéder à la coupe du cuir, essentiellement en peau de crocodile, de serpent ou de vache. La transformation du cuir respecte tout un processus de fabrication. Elle nécessite la parfaite maîtrise des matériaux et une aisance technique sur les procédés de découpe, d’assemblage et de finitions.

Côté perspective de carrière, la maroquinerie, tout comme le textile, est un domaine en vogue et où il y a énormément de demandes et de débouchés. Le maroquinier peut évoluer dans le secteur du luxe artisanal ou semi-industriel. Il peut également travailler à son compte en tant qu’artisan-commerçant.

En somme, un maroquinier peut occuper plusieurs postes :

  • Le modéliste : il est chargé de la modélisation d’un nouveau produit, conformément aux nouvelles demandes des clients et des prospects

  • Le prototypiste : à partir d’un modèle, il conçoit le patron et détermine la dimension des gabarits.

  • Le patronnier gradeur : il est chargé de concevoir les modèles par tailles

  • Le coupeur : il prend en main le découpage des cuirs

  • Le piqueur-monteur : il s’occupe de l’assemblage des pièces et de la création des effets décoratifs

  • Le responsable d’atelier : c’est celui qui supervise toute l’équipe. Il dirige toutes les opérations et veille au respect des procédures et des critères de qualité.

La transformation du cuir

Le cuir est la matière première utilisée par le maroquinier. Il est obtenu à partir de dépouilles d’animaux. Le cuir suit tout un processus de transformation. Ses peaux fraîches sont tannées et traitées à l’aide de tannins minéraux, végétaux ou en chrome. Par la suite, les peaux sont nettoyées et débourrées afin d’enlever définitivement les poils. Il existe plusieurs étapes de transformation du cuir :

  • le tannage : le cuir est obtenu par voie de tannage. Ce procédé vise à préparer la peau d’origine animale, à le ramollir en le trempant dans de l’eau de chaux.

  • l’épilage : cette opération consiste à enlever tous les poils sur la peau afin de donner une structure lisse au cuir transformé. Elle nécessite l’utilisation de produit chimique qui agit efficacement sur l’épiderme de surface.

  • la mise au vent : les peaux fraîches sont séchées afin d’obtenir une structure plus ferme et plus raide. Les professionnels du cuir utilisent généralement un système de ventilation d’air chaud voire des cylindres chauffants.

  • le dérayage : afin de faciliter la modélisation du cuir, le maroquinier procède au dérayage de la peau pour obtenir un « produit » d’une épaisseur égale.

  • le lissage : le maroquinier procède aussi au lissage du cuir pour lui rendre brillant et doux au toucher. Le cuir est ainsi lissé par frottement d’un cylindre de verre ou par pressage.

En suivant exactement ces procédures, le maroquinier passe à la modélisation de l’objet : c’est là qu’il conçoit son produit. Avant d’obtenir un produit fini, le maroquinier doit effectuer tout un panel d’opérations dont l’assemblage, le rivetage, le soudage, le piquage et enfin la pose des accessoires. L’entreprise PLASTY CREATION, spécialisée dans la maroquinerie professionnelle depuis 1953, est une référence française en la matière.

Maroquinier est un métier où l’on peut exprimer tout son talent. En quête perpétuelle de nouvelles créations, les artisans maroquiniers sont des pionniers dans leur travail et méritent d’être placé sous les feux des projecteurs. Mais quid du gouffre existant entre l’industrie du luxe et la maroquinerie artisanale ?

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