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La ferronnerie pour les débutants

Les réalisations en ferronnerie, nous en trouvons souvent dans notre quotidien et dans notre maison (escalier, grilles, garde-corps…). Le ferronnier est un métier ancestral existant depuis des milliers d’années. Modeler le fer ou un métal ferreux en vue d’une utilisation décorative ou artistique, voilà ce qu’on peut définir ce procédé. La ferronnerie vous intéresse ? Voici toutes les bases techniques à connaître de cette pratique ancestrale toujours d’actualité.

Qu’est ce qu’un ferronnier ?

Le ferronnier est l’ouvrier qui travaille le fer forgé pour réaliser des ouvrages et des objets divers : vérandas, garde-corps… Il travaille essentiellement dans sa forge à l’aide de moules, de fours, de marteaux, de burins et de pinces. Un bon ferronnier connaît bien bien les matériaux qu’il forge. Il doit avoir un savoir-faire unique, une bonne imagination, un souci du détail et surtout un excellent sens artistique. Il travaille en atelier et collabore avec d’autres corps de métier comme l’architecte et les professionnels du patrimoine. Les entreprises proposant le service d’un ferronnier sont nombreuses en France. Savoir Fer à Pays d’Apt Luberon (84) en fait partie.

Comment travailler le fer ?

Un ferronnier amateur peut réaliser des objets d’art ou d’utilisation courante. Pour cela, il suffit juste de savoir qu’il y a deux façons à travailler le fer : à froid et à chaud.

Le travail à froid : avec cette méthode, vous parviendrez à tordre certains types de métal sans être obligé de les chauffer. L’inconvénient de cette technique c’est qu’elle limite les possibilités créatives.

Le travail à chaud : c’est la technique fondamentale de la ferronnerie. Il existe un certain nombre d’étapes dans la chauffe du fer dont chacune correspond à un travail précis, à un résultat que l’on veut obtenir. Il y au moins 16 nuances qu’il faut connaître pour régler la température, en voici les principales :

  • Le « rouge naissant », cette nuance n’étant visible que dans l’obscurité.
  • La « gorge de pigeon », seuil où un outil se détrempe.
  • Le « rouge cerise » : 850°
  • Le « rouge clair » : 1 150°
  • Le “blanc”, zone où se pratique le véritable travail de forgeage et de laminage.

Quels sont les outils indispensables à la ferronnerie ?

Dans la pratique, l’amateur peut démarrer sa panoplie avec quelques outils qu’il complétera au fur et à mesure de son apprentissage. Parmi les bases, citons :

  • une scie à métaux,
  • un burin pour couper le métal, fendre des écrous, réduire des épaisseurs,
  • une série de limes (demi-rondes, plates, rondes, tiers-points),
  • un bédane à lame large pour le burinage de saignées étroites et d’assemblages à mi-fer,
  • un pointeau pour tracer le centre des trous à percer,
  • des pinces aux becs adaptés pour les différents profils de métal (plat, carré, rond…),
  • des griffes pour cintrer les fers ronds, plats ou carrés,
  • des marteaux (marteaux rivoirs de 1 250g à 1 500 g pour forger et de 650 à 850g pour le travail à l’étau,
  • des cisailles à chantourner.

Quelques conseils pratiques

  • Prenez l’habitude de redresser le métal que vous travaillez avant de le remettre en chauffe sur la forge.
  • En sortant de la forge, la surface du métal présente une croûte : la calamine. Grattez-la avec la panne du marteau pour la supprimer avant de battre le fer.
  • Dans le cas d’une forge à charbon, n’enfoncez pas le fer de biais dans le creuset du foyer, mais à plat pour obtenir une température uniforme.
  • Dans un choc violent entre deux outils en acier, l’un cassera.
  • Il faut toujours intercaler un fer plat entre l’enclume et le morceau de métal que l’on veut couper avec le marteau à trancher.
  • Pensez à votre sécurité en vous équipant de gants et tablier de cuir, lunettes et casque antibruit.

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