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Quelques détails à savoir sur la ferronnerie

2020-06-14 Commentaires fermés sur Quelques détails à savoir sur la ferronnerie By Yves Saint-Hilaire

Lorsque l’on parle de ferronnerie, la croyance populaire nous montre un homme vêtue d’une blouse et tenant un marteau, une forge ou une étampe. Cette image a nettement évolué au fil du temps. À présent, le ferronnier porte une combinaison de sécurité et utilise un matériel moderne lui permettant de réaliser toutes sortes d’ouvrages architecturaux et d’objets comme les luminaires, les chaises, les tables, les escaliers, les portes, les grillages et les portails. Il n’est donc pas étonnant que la ferronnerie se divise aujourd’hui en de nombreuses variantes dont les plus connues sont la ferronnerie du bâtiment, la ferronnerie domestique et la ferronnerie du travail. Quelles sont les différences et les caractéristiques de ces 3 types de ferronneries et en quoi consiste concrètement le travail d’un ferronnier ? Rendez-vous dans les paragraphes ci-dessous pour avoir les réponses à ces questions.

La ferronnerie du bâtiment

Cette première branche fait allusion à la conception d’objets ornementaux et architecturaux en fer forgé ou en acier comme :

  • Les garde-corps ;
  • Les balustrades ;
  • Les rampes ;
  • Les marquises ;
  • Les pergolas ;
  • Les loquets ;
  • Les verrous…

Ce type de ferronnerie englobe toutes les créations en fer destinées à agencer et à aménager une maison ou un bâtiment.

La ferronnerie domestique

La ferronnerie domestique regroupe les travaux visant à modeler, à modifier et à restaurer des ustensiles de cuisine en fer (passoires, louches, fers à gigot, écumoires, hachoirs à viande, tournebroches, chenets…). Cette branche inclut aussi la création de monuments funéraires.

La ferronnerie du travail

Cette dernière variante réuni toutes les techniques visant à créer des outillages liés à la production agricole et artisanale (charrues, herses, bêches…).

Tout d’horizon sur le savoir-faire et les compétences d’un ferronnier

L’artisan ferronnier est le spécialiste du métal. Il peux utiliser différents matériaux (acier, laiton, fer forgé, cuivre, acier, plomb, inox, fonte, etc.). Possédant des connaissances poussées en histoire de l’art, il identifie les matériaux et les styles les plus adaptés pour créer des pièces originales ou pour façonner des copies d’un ouvrage ancien. Son travail se résume à façonner le métal pour qu’il puisse prendre forme et être utilisable. Il peut être sollicité par les particuliers, les entreprises et les collectivités publiques. Son tact naturel et son aisance relationnelle lui permettent de dialoguer facilement avec différents professionnels comme les architectes, les ingénieurs en BTP ou encore les maîtres-verriers.

Comment fabrique t-il les ouvrages en métal ?

Pour fabriquer ou ouvrage ou une pièce métallique, le ferronnier prépare un croquis ou dessine une maquette de l’objet à fabriquer. Il n’entreprend ses travaux qu’après que son client ait donné son accord. Possédant un atelier bien équipé, il réalise des travaux de soudage, de rivetage, martelage, de planage et de forgeage. Pour ce faire, il utilise des outils et un matériel spécifique. En voici quelques-uns :

  • La forge ;
  • Le chalumeau ;
  • Le marteau ;
  • L’enclume ;
  • Les pinces ;
  • Le ciseau ;
  • La scie sauteuse ;
  • Le burin ;
  • La poinçonneuse ;
  • La coudeuse ;
  • La cintreuse ;
  • La presse plieuse ;
  • La cisaille guillotine ;
  • La rouleuse ;
  • Le sableur…

Son travail consiste à chauffer les pièces de métal jusqu’à incandescence afin de pouvoir les courber, les modeler et les façonner. À la fin de son travail, il procède aux finitions et réalise des travaux d’ébarbage, de polissage et de ciselage. Le montage de l’ouvrage sur site est aussi inclus dans ses activités.

Vous projetez de créer ou de restaurer un ouvrage architectural métallique ? Faites appel à un ferronnier compétent. Sans plus tarder, contactez un artisan de confiance ou à une société expérimentée comme l’entreprise Ferronnerie Rogation, située à Savignac-les-Églises.

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La ferronnerie pour les débutants

2020-05-18 Commentaires fermés sur La ferronnerie pour les débutants By Yves Saint-Hilaire

Les réalisations en ferronnerie, nous en trouvons souvent dans notre quotidien et dans notre maison (escalier, grilles, garde-corps…). Le ferronnier est un métier ancestral existant depuis des milliers d’années. Modeler le fer ou un métal ferreux en vue d’une utilisation décorative ou artistique, voilà ce qu’on peut définir ce procédé. La ferronnerie vous intéresse ? Voici toutes les bases techniques à connaître de cette pratique ancestrale toujours d’actualité.

Qu’est ce qu’un ferronnier ?

Le ferronnier est l’ouvrier qui travaille le fer forgé pour réaliser des ouvrages et des objets divers : vérandas, garde-corps… Il travaille essentiellement dans sa forge à l’aide de moules, de fours, de marteaux, de burins et de pinces. Un bon ferronnier connaît bien bien les matériaux qu’il forge. Il doit avoir un savoir-faire unique, une bonne imagination, un souci du détail et surtout un excellent sens artistique. Il travaille en atelier et collabore avec d’autres corps de métier comme l’architecte et les professionnels du patrimoine. Les entreprises proposant le service d’un ferronnier sont nombreuses en France. Savoir Fer à Pays d’Apt Luberon (84) en fait partie.

Comment travailler le fer ?

Un ferronnier amateur peut réaliser des objets d’art ou d’utilisation courante. Pour cela, il suffit juste de savoir qu’il y a deux façons à travailler le fer : à froid et à chaud.

Le travail à froid : avec cette méthode, vous parviendrez à tordre certains types de métal sans être obligé de les chauffer. L’inconvénient de cette technique c’est qu’elle limite les possibilités créatives.

Le travail à chaud : c’est la technique fondamentale de la ferronnerie. Il existe un certain nombre d’étapes dans la chauffe du fer dont chacune correspond à un travail précis, à un résultat que l’on veut obtenir. Il y au moins 16 nuances qu’il faut connaître pour régler la température, en voici les principales :

  • Le « rouge naissant », cette nuance n’étant visible que dans l’obscurité.
  • La « gorge de pigeon », seuil où un outil se détrempe.
  • Le « rouge cerise » : 850°
  • Le « rouge clair » : 1 150°
  • Le “blanc”, zone où se pratique le véritable travail de forgeage et de laminage.

Quels sont les outils indispensables à la ferronnerie ?

Dans la pratique, l’amateur peut démarrer sa panoplie avec quelques outils qu’il complétera au fur et à mesure de son apprentissage. Parmi les bases, citons :

  • une scie à métaux,
  • un burin pour couper le métal, fendre des écrous, réduire des épaisseurs,
  • une série de limes (demi-rondes, plates, rondes, tiers-points),
  • un bédane à lame large pour le burinage de saignées étroites et d’assemblages à mi-fer,
  • un pointeau pour tracer le centre des trous à percer,
  • des pinces aux becs adaptés pour les différents profils de métal (plat, carré, rond…),
  • des griffes pour cintrer les fers ronds, plats ou carrés,
  • des marteaux (marteaux rivoirs de 1 250g à 1 500 g pour forger et de 650 à 850g pour le travail à l’étau,
  • des cisailles à chantourner.

Quelques conseils pratiques

  • Prenez l’habitude de redresser le métal que vous travaillez avant de le remettre en chauffe sur la forge.
  • En sortant de la forge, la surface du métal présente une croûte : la calamine. Grattez-la avec la panne du marteau pour la supprimer avant de battre le fer.
  • Dans le cas d’une forge à charbon, n’enfoncez pas le fer de biais dans le creuset du foyer, mais à plat pour obtenir une température uniforme.
  • Dans un choc violent entre deux outils en acier, l’un cassera.
  • Il faut toujours intercaler un fer plat entre l’enclume et le morceau de métal que l’on veut couper avec le marteau à trancher.
  • Pensez à votre sécurité en vous équipant de gants et tablier de cuir, lunettes et casque antibruit.

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